Groupe Socialiste Radical Républicain

Ville éducatrice

Rythmes scolaires : l’exemple Toulousain

publié le 26 janvier 2011

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Au moment où un rapport de synthèse sur les rythmes scolaires préconise de revenir à la semaine de quatre jours et demi, Gisèle Verniol, première adjointe au maire, en charge de l’Education, rappelle que Toulouse a été la seule grande ville de France à refuser, au nom l’égalité sociale, la semaine de quatre jours.

La ville a obtenu une dérogation pour ne pas appliquer la réforme Darcos en 2008/2009 et les années suivantes ; une enquête de l’Inspection académique auprès des conseils d’écoles faisait alors apparaître qu’enseignants et parents étaient massivement pour un maintien des neuf demi-journées.

"A Toulouse, dit-elle, nous avons été en résistance, nous n’avons pas adhéré à la loi, nous sommes convaincus que réduire le temps de scolarité est facteur d’inégalités sociales" entre les familles qui peuvent proposer des activités sportives, culturelles le mercredi et celles qui n’en ont pas les moyens.

La suppression par le ministère de l’Education nationale du samedi matin dans les écoles, en 2008, n’avait pas eu d’effet à Toulouse, car les écoles primaires fonctionnaient déjà le mercredi matin au lieu du samedi.

Les pédiatres et les psychologues disent depuis longtemps que le repos du mercredi était une rupture dans le rythme hebdomadaire de l’enfant, affirme Mme Verniol, ancienne directrice d’école qui a été auditionnée par les auteurs du pré-rapport publié mardi.

"C’est bien que le ministère de l’Education l’entende enfin", souligne-t-elle. La semaine de quatre jours était selon elle "une erreur d’évaluation".

"J’ai la sensation que l’exemple toulousain donne satisfaction aux différents partenaires, parents, enseignants et mairie", observe l’inspectrice de l’Education nationale adjointe, Nathalie Méry.

Le pré-rapport publié mardi recommande également que les journées d’école soient plus courtes.

Mais, avertit Mme Verniol, "réduire le temps quotidien à l’école a un coût. Qui s’occupe des enfants s’ils sortent à 16H00 au lieu de 17H00 ? Et qui finance ?", demande l’élue.

"Il ne faut pas que ce soit encore une fois les municipalités qui ouvrent le porte-monnaie, dit-elle, il faut que l’Etat participe".

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