publié le 6 juillet 2011
Toutes les grandes villes sont aujourd’hui confrontées aux difficultés -tant pour les riverains que pour les individus évoluant dans ces conditions- issues de l’errance. C’est pourquoi, sans oublier les responsabilités incombant à l’Etat en matières d’hébergement d’urgence et d’accompagnement social, nous avons pris les nôtres via un ensemble d’initiatives esquissant des solutions humaines et pérennes. Si la Ville de Toulouse est prête à mettre à disposition des moyens (terrain, logement temporaire…), elle ne saurait se substituer à l’Etat.
Depuis plus d’un an, un groupe de roms occupait illicitement une villa située rue du Férétra qui appartient à la commune de Toulouse. En accord avec eux et les associations qui les accompagnent, la Ville de Toulouse a ajourné la procédure d’expulsion qui était en cours pour permettre aux enfants scolarisés de terminer l’année. Le groupe a ensuite quitté les lieux, évitant ainsi une intervention des forces de l’ordre, pour une destination inconnue des élus et des services de la Ville. Ils se sont installés sans aucune autorisation dans un local artisanal en attente de réhabilitation appartenant à Habitat Toulouse. Dans un souci de sécurité, d’hygiène et de santé des personnes, Habitat Toulouse a demandé l’expulsion des lieux car ils ne pouvaient constituer une solution, aussi momentanée soit-elle.
La Ville accompagne des groupes de roms installés à Toulouse depuis longtemps, comme elle le fait pour des groupes de SDF ou des gens du voyage, dans la mesure de ses moyens et surtout de ses compétences. Pour rappel, dès 2008, avec le CCAS et l’association Soleil, nous avons mis en place un dispositif d’insertion à travers un bail précaire à loyer minimum afin de favoriser la réinsertion et la recherche d’un logement autonome des SDF.
Aujourd’hui, l’Etat français doit prendre ses responsabilités, face à une situation humaine préoccupante pour tous.
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