publié le 10 janvier 2012
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Cette cérémonie des vœux à laquelle je vous convie depuis trois ans est toujours pour moi un plaisir et un honneur. Au nom de l’équipe municipale et des élus de la communauté urbaine, je tiens à vous remercier de votre présence nombreuse.
Elle se déroule dans un contexte qui me préoccupe et qui m’interroge.
Le monde est plongé dans une tourmente dont nul ne peut prévoir aujourd’hui l’issue.
Le chômage, la précarité sociale, la hausse des inégalités, la désindustrialisation, le réchauffement climatique, le repli communautaire, sont autant de signes d’une société qui part à la dérive.
Dans la plupart des pays d’Europe et du monde, la logique politique a été de conforter le libéralisme, de donner le primat à la finance et à la spéculation, au détriment de la puissance publique.
Mais aujourd’hui, le capitalisme financier, comme l’économie spéculative, ont montré leurs limites. Est-il normal que ce soit les agences de notation qui déterminent les politiques publiques ? Bien sûr que non !
Ce sont ceux qui ont accompagné l’économie spéculative qui, aujourd’hui prétendent la combattre ! Ils prennent des mesures d’austérité et demandent aux citoyens de régler la facture d’une crise dont ils sont les premières victimes !
Nous devons, à mon sens, répondre à trois grands défis :
Le premier est celui de la réindustrialisation, en lien avec les enjeux énergétiques. Notre politique économique est faite de rendez-vous manqués. Nous ne devons pas rater le prochain, qui est celui d’un développement économique durable, générateur d’emplois non délocalisables. C’est ce que l’on appelle la « nouvelle industrie », « l’industrie émergente ».
Nous avons des atouts à faire valoir dans ce domaine, et particulièrement à Toulouse. C’est pourquoi, ici, nous parions sur l’économie de la connaissance. Nous parions sur l’innovation. Nous parions sur la recherche.
Je suis persuadé que c’est par là que passe l’avenir de notre métropole. Je suis persuadé que c’est par là que passe l’avenir de la France !
C’est la recherche qui engendre les innovations. Et ce sont ces innovations qui permettront de refonder une industrie, à même de créer les emplois de demain !
Le deuxième enjeu est celui de la répartition des richesses. La crise ne touche pas tout le monde de la même manière ! Ce sont bien sûr les plus démunis, mais aussi maintenant les classes moyennes, qui en subissent les conséquences de plein fouet.
La crise a donc révélé le besoin d’une plus forte régulation, la nécessité de redistribuer les richesses et les revenus pour assurer un développement économique durable et générateur de cohésion. Un développement économique fondé sur la complémentarité des secteurs et la fédération des énergies plutôt que sur une finance déconnectée de l’économie réelle !
J’en viens donc au troisième enjeu qui est celui du rôle de la puissance publique. Il faut redonner du sens au politique ! Il faut redonner du sens à la République, à la Res Publica, à la chose publique ! C’est une nouvelle mission pour l’Etat, c’est un nouvel enjeu pour les territoires.
Nous devons redéfinir la puissance publique, sur la base d’une confiance restaurée entre l’Etat et les collectivités locales et d’une juste définition de l’intérêt général.
Seul un Etat fort, qui impulse, relayé par des collectivités territoriales efficaces et autonomes, aux compétences précisément définies, permettra de s’inscrire dans une dynamique ambitieuse et constructive.
Il faut redonner des marges de manœuvre aux collectivités locales, notamment par une autonomie financière recouvrée !
Ce sont elles qui détiennent les leviers, notamment en terme de capacité d’investissement. Faut-il le rappeler ? Les collectivités locales génèrent les deux tiers des investissements publics. A Toulouse, entre la Ville, la Communauté urbaine et les transports, ce seront près de 500 millions d’euros qui seront investis en 2012, tout en maîtrisant nos dépenses de fonctionnement. Des investissements à même de relancer l’économie !
C’est donc en réhabilitant la puissance publique, en lui donnant des moyens, que l’on pourra conduire véritablement une politique au service du développement durable dans les secteurs de l’emploi, du logement, de la connaissance, de la culture, de l’éducation, de l’énergie, des transports ou de la société numérique… Une politique qui réconcilie la société avec le progrès !
Je l’affirme donc aujourd’hui avec force : un autre modèle de développement est possible. Et ce sera un des intérêts de la campagne présidentielle de le démontrer.
A Toulouse, nous avons des réponses locales à apporter à cette crise mondiale, en lien avec l’ensemble des acteurs du territoire, et en premier lieu la Région et le Département. Car je suis intimement persuadé que l’on ne doit pas opposer les collectivités entre elles. Je crois à la solidarité entre les territoires et entre les hommes, au rassemblement des compétences et des énergies pour avancer, pour mettre en avant et accompagner notre excellence et notre dynamisme.
Notre réponse à la crise ne passe donc pas par l’austérité. Nous mettons en oeuvre des grands projets qui servent le rayonnement de la métropole, l’économie et l’emploi local. Nous revendiquons une politique de solidarité qui protège en particulier les plus fragiles. Faut-il rappeler que certaines inégalités sont justes quand elles profitent aux plus défavorisés ?
Nous ne reverrons pas notre ambition à la baisse ! Parce que ce sont les projets nés de cette ambition qui permettront de tirer Toulouse par le haut, de développer la recherche et l’innovation, d’attirer des investisseurs, de créer des emplois.
Nous poursuivons donc notre route, telle que nous l’avions tracée il y a maintenant plus de trois ans.
En 2009, nous avons posé les jalons pour faire de Toulouse une métropole qui compte en Europe. Nous avons redonné une ambition à une ville qui, pendant trop longtemps, avait été bâtie sans cohérence ni vision d’avenir. Nous sommes passés du programme au projet !
Nous avons créé, en un temps record, la communauté urbaine.
Nous avons mis en œuvre notre projet urbain, à partir des réflexions engendrées par la Fabrique.
Nous avons relancé le Grand Projet de Ville, qui était en panne.
Nous avons lancé un vaste programme de construction de logements sociaux.
Nous avons instauré des mesures au service de la tranquillité et de la propreté.
Nous avons commencé à rénover nos écoles.
Nous avons impulsé un nouveau dynamisme au secteur culturel.
En 2010 et 2011, nous avons réveillé Toulouse en mettant en place les conditions de son développement.
Nous nous sommes dotés d’outils de prospective, de planification et d’aménagement, après de longues phases de concertation avec la population : le Plan de déplacements urbains (PDU), le Plan local d’urbanisme (PLU) et le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la grande agglomération toulousaine.
Avec nos partenaires, nous avons lancé les chantiers qui constituent des « marqueurs » métropolitains pour rendre Toulouse attractive, pour attirer les entreprises et les investisseurs étrangers : un parc des expositions permettant d’accueillir des manifestations internationales, des moyens de transport performants, une grande université, des campus pour développer notre potentiel économique, technologique, universitaire et de recherche.
La dynamique métropolitaine est désormais à l’œuvre. Mais elle ne se fera pas en opposition avec les autres territoires, qu’ils soient départemental, régional ou du grand sud. C’est d’ailleurs dans cette optique que j’ai décidé d’engager un dialogue métropolitain avec les villes de l’aire d’influence de Toulouse : Cahors, Carcassonne, Albi, Montauban, Auch, Castres, Saint-Gaudens, Rodez ou Foix. Je tiens à remercier Martin Malvy, président du Conseil régional, de participer à ces échanges qui doivent permettre de trouver des synergies avec les territoires voisins. La coopération, basée sur des complémentarités économiques et culturelles, est une nécessité ressentie par tous.
Alors oui, Mesdames et Messieurs, nous avons donné un nouvel élan à Toulouse.
Un élan aujourd’hui reconnu ! Ce n’est pas un hasard si les grands architectes, les grands urbanistes, travaillent désormais à nos côtés : Rem Koolhaas pour le futur parc des expositions, Bruno Fortier pour la rue d’Alsace-Lorraine, Joan Busquets et Michel Desvigne pour Toulouse centre, David Mangin pour Toulouse-Montaudran Aerospace, Henri Bava pour le Parc Garonne…
Ce n’est pas un hasard si nous cumulons les distinctions nationales pour nos projets novateurs : Palmarès national Ecoquartier 2011, Territoria d’Or 2011 pour nos idées innovantes en matière d’aménagement des espaces publics, Prix de la Capitale française de la biodiversité, Pass d’or de la mobilité, Décibels d’Or pour l’office de la tranquillité…
Et je vois comme un signe de reconnaissance dans le choix de Toulouse par le magazine Le Point pour organiser, le 11 février à la Halle aux grains, la première édition de Futurapolis, le sommet de l’innovation !
Alors oui, 2012 et 2013 seront bien les années de la construction. Tous les grands chantiers ont été lancés. Ils vont redessiner le paysage urbain de Toulouse et faire entrer notre métropole dans le XXIème siècle !
Trois grands défis nous attendent : Le défi économique. Le défi écologique. Le défi du vivre ensemble.
Je veux affirmer notre vocation de grande métropole de la connaissance. Je le répète : c’est l’économie de la connaissance qui créera les emplois de demain. C’est par là que passe notre avenir !
Mais il ne suffit pas de l’affirmer. Il faut en avoir le potentiel. Et nous l’avons, personne ne le conteste aujourd’hui. Le développement des hautes technologies, avec l’excellence d’acteurs tels qu’Airbus, Thalès, le CNRS, l’INSERM, le CNES ou l’Université de Toulouse, le dynamisme de nos PME, qui permet à notre économie locale de résister mieux que d’autres à la crise, sont indiscutables.
C’est d’ailleurs grâce à nos atouts en matière de recherche et d’innovation que nous avons décroché le projet IRT (Institut de recherche technologique) aéronautique, espace et systèmes embarqués qui sera implanté sur le site de Montaudran !
Toulouse-Montaudran Aerospace a vocation à devenir l’un des plus grands sites européens de l’aéronautique et du spatial du XXIème siècle. Il répond à notre volonté d’ancrer les lieux de savoir dans la ville, au même titre que l’Oncopole au cœur de la recomposition de l’ancien site d’AZF, que le Quai des savoirs, sur les allées Jules Guesde, ou que la constitution d’un cluster numérique.
La communauté urbaine va créer en 2012 une Agence de développement économique, en partenariat étroit avec la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse 31 (et je salue la présence d’Alain Di Crescenzo). Cette nouvelle agence fonctionnera en cohérence avec les structures existantes, notamment celles de la Région. Elle utilisera nos atouts en matière d’innovation, nos territoires d’excellence, pour servir l’attractivité économique de la métropole toulousaine.
Notre volonté de faire rayonner la métropole sera également affichée par la marque touristique So Toulouse, que nous lancerons en mars à l’occasion du mondial du tourisme à Paris. C’est une décision forte, prise avec tous les professionnels, qui vient renforcer notre politique en faveur du tourisme d’affaire et d’agrément.
L’innovation devient donc la marque de fabrique de Toulouse. Et pas seulement dans le domaine technologique ! Notre capacité à faire se rencontrer les personnes et les idées, les laboratoires, les entreprises et les associations, est essentielle pour être performant dans une économie basée sur le savoir et l’échange des connaissances.
Notre deuxième grand défi est celui de l’écologie. Nous le savons tous : le réchauffement climatique constitue la plus grande menace à laquelle notre génération doit faire face. Il y a urgence à agir !
La Communauté urbaine et la Ville de Toulouse sont largement mobilisées autour d’un plan climat énergie territorial. Les contributions des citoyens et des acteurs de notre territoire ont été nombreuses. Dans les prochaines semaines, nous présenterons un programme d’actions pour les années à venir.
Pour lutter contre le réchauffement climatique, nous devons, d’abord et avant tout, rééquilibrer la place des transports en commun et des modes doux dans les déplacements. Notre ville a subi pendant trop longtemps le « tout voiture » !
Et là encore, je crois pouvoir affirmer sans être contredit que les choses avancent.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec plus de 100 millions de déplacements, Tisséo est devenu en 2010 le 3ème réseau le plus fréquenté, hors Ile-de-France. Notre objectif est d’atteindre 163 millions de déplacements en transports en commun en 2020.
A la lumière de ces chiffres, et si on se souvient de l’état financier désastreux dans lequel on a trouvé Tisséo-SMTC il y a trois ans, qui osera contester que le développement des transports en commun n’est pas la priorité de mes priorités ?
Nous sommes aujourd’hui en ordre de marche. Notre plan de déplacements urbains concerne le périmètre le plus vaste de France après la région parisienne, soit 118 communes ! C’est également l’un des plus ambitieux, avec un investissement de 1,9 milliard d’euros et le passage de 52 kilomètres à 170 kilomètres de voies en site propre en 10 ans !
Cette ambition pour les transports, nous la partageons désormais avec la communauté d’agglomération du Muretain, qui a décidé de rejoindre Tisséo-SMTC.
Nous la partageons aussi avec le Sicoval, puisque nous avons conclu un accord pour le prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège. Un accord dont je me réjouis tout particulièrement. Tout comme je me réjouis de la reprise des travaux pour le prolongement de la ligne du tramway jusqu’au Palais de justice, après quelques péripéties judiciaires sur lesquelles je ne reviendrai pas. La ligne Envol, qui desservira l’aéroport, est aussi sur les rails. Cette ligne de tramway prolongée constitue un premier pas vers le maillage de l’agglomération en transports publics.
La métropole toulousaine doit également devenir accessible au niveau national et international. C’est pourquoi l’avenir passe par l’arrivée de la LGV !
Nous devons être interconnectés avec le reste de l’Europe, c’est une évidence ! C’est notre rayonnement international, la vitalité de notre industrie et donc l’emploi dans la région qui sont en jeu ! Avec Martin Malvy et Pierre Izard, nous sommes unis, notre volonté est forte et nous ne cèderons pas sur ce dossier !
Pour profiter pleinement de l’impact de la LGV, il faut s’y préparer, dès maintenant. Le quartier Matabiau/Marengo est appelé à devenir un pôle d’échange multimodal de dimension européenne. Il prolongera le centre-ville, lui donnera une nouvelle dimension.
Un centre-ville que nous voulons apaisé, en phase, là encore, avec les enjeux d’une métropole du XXIème siècle !
Nous ne voulons pas le révolutionner : le centre-ville possède une véritable identité et les Toulousains y sont très attachés. C’est pourquoi nous avons demandé à l’urbaniste Joan Busquets de mettre en valeur son patrimoine, de mieux utiliser les espaces publics, de créer de meilleurs partages entre les différents usages.
Nous ne voulons pas le révolutionner, nous voulons le faire évoluer, le transformer. Comment ? En créant plus de liens, notamment entre les deux rives de la Garonne… En créant plus d’espace, surtout pour les piétons et les vélos… En créant plus de cohérence entre les différents quartiers, plus de fluidité dans les déplacements, plus de développement durable. Nous voulons en faire un espace de vie et de respiration pour les Toulousains.
Après le défi de l’économie, après le défi l’écologie, j’en viens à notre troisième grand défi qui est celui du vivre ensemble.
Ma conception de l’action publique passe par une juste définition de l’intérêt général. Toulouse est la ville de tous les Toulousains, je ne l’oublie pas !
Je pense en particulier aux plus jeunes, qui doivent y trouver des conditions décentes pour y vivre, s’instruire et s’y épanouir. Nous poursuivons la construction de crèches, pour atteindre 1000 places d’accueil supplémentaires d’ici 2014. Nous poursuivons notre vaste programme de remise à niveau de nos écoles et de construction de nouveaux groupes scolaires. Nous poursuivons et étendons le parcours culturel gratuit. Un dispositif unique en France grâce auquel 12 000 écoliers profitent, cette année, d’un cycle de sensibilisation à une ou plusieurs activités culturelles.
Oui, mesdames et messieurs, nous entendons bien faire de Toulouse une ville éducatrice à part entière, parce que nous faisons le pari de la jeunesse !
Cela signifie aussi un accès à la culture et aux sports partout et pour tous. La patinoire et la piscine Alex Jany ont ouvert leurs portes à l’automne. L’espace Job est devenu, en quelques mois à peine, un équipement sportif et culturel dont le rayonnement dépasse largement le quartier des Sept-Deniers. Nous inaugurerons cette année la médiathèque Grand M du Mirail. La salle des musiques actuelles de Borderouge est lancée, tout comme le projet de maison de l’image de la place Abbal. Je peux aussi vous assurer que le Quai des savoirs constituera, à partir de 2013, un superbe équipement dédié à la culture scientifique.
Enfin, nous avons donné du souffle à notre politique culturelle en faisant appel à des personnalités très largement reconnues dans leur milieu. Je pense par exemple à Hervé Bordier pour le pôle Musiques actuelles et le festival Rio Loco. A Kader Belarbi à la direction du Ballet du Capitole. A Ghislaine Gouby à la direction de Toulouse Théâtre. A Olivier Michelon aux Abattoirs. Ou encore à Jean-Baptiste Desbois à tête de la Cité de l’Espace… La liste est longue ! Je suis persuadé que ces nouveaux talents enrichiront les talents qui s’exprimaient déjà dans notre ville.
Ce dynamisme est également à l’œuvre dans le domaine sportif. 2012 sera une grande année sportive pour Toulouse : match de handball France/Norvège dans quelques jours, demi-finales de rugby du Top 14 en juin. Sans parler des nombreux sportifs toulousains aux JO de Londres…
Avoir une conception plus juste de l’action publique, c’est également agir sur les questions de la mixité sociale, de la diversité, de l’accès au logement.
Les valeurs d’équité, de solidarité, de lutte contre les discriminations, doivent plus que jamais être préservées et encouragées. Ce n’est pas un hasard si Toulouse a été désignée à la présidence de la Coalition des villes européennes contre le racisme. Là encore, c’est une reconnaissance de notre engagement au service de tous les Toulousains.
Nous travaillons, dans un étroit partenariat avec les bailleurs sociaux, pour garantir ce bien de première nécessité qu’est le logement pour tous. Nous nous sommes engagés à construire, sur la seule ville de Toulouse, 4500 logements sociaux sur 3 ans pour atteindre le seuil des 20 % d’ici 2014. Un objectif que nous atteindrons sans problème et que nous dépasserons certainement, puisque sur la seule année 2011, 2250 logements sociaux ont été livrés.
Notre Grand Projet de Ville (GPV) est lui aussi animé d’un nouveau souffle sur Empalot, Bagatelle et Reynerie/Mirail. La métamorphose de ces quartiers a débuté, après de longues phases de concertation avec leurs habitants.
La qualité de vie passe, bien entendu, par la tranquillité, par des espaces publics apaisés. Dans ce domaine, là encore, nous avons fait preuve d’innovation. Une approche partenariale, l’utilisation de solutions disponibles, l’invention de nouveaux outils et de nouveaux métiers commencent à porter leurs fruits. La création de l’Office de la tranquillité – unique en France – le recrutement de médiateurs, la signature, par l’ensemble des représentants des bars, restaurants et discothèques de Toulouse, de la charte de la vie nocturne, sont autant de solutions qui contribuent à apaiser la ville.
Mesdames et messieurs, vous aurez compris que ma détermination pour Toulouse est semblable à la Garonne : rien n’arrête son cours ! J’en profite d’ailleurs pour vous annoncer que 2012 sera l’année Garonne, avec une programmation culturelle remarquable sur ses berges et la présentation au public de notre grand projet de Parc Garonne. Je souhaite que les Toulousains en profitent pour renouer avec leur fleuve.
Cette détermination, je la partage avec les élus que je remercie pour leur investissement sans faille. Ceux de la Ville, bien sûr, mais aussi ceux des 37 communes de la communauté urbaine et plus largement, ceux des 118 communes qui forment l’aire urbaine et avec lesquels nous avons renforcé le dialogue sur toutes les questions qui touchent à l’urbanisme, aux transports, à l’économie ou au développement durable.
Vous pouvez compter sur moi, sur les élus qui m’entourent et aussi sur l’ensemble des services, placés sous l’autorité de Philippe Mahé, dont je tiens à féliciter l’investissement et le dévouement dans la mise en œuvre de nos politiques publiques.
Et vous pouvez compter sur nous pour dire ce que nous faisons, pour faire ce que nous disons. « J’ai horreur de ceux dont les paroles vont plus loin que les actes » disait Albert Camus. Les Toulousains aussi.
Je vous souhaite à toutes et à tous une année chaleureuse et solidaire.
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