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Plans d’austérité : nous refusons la facture de l’échec

publié le 15 décembre 2011

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Tribune publiée dans le magazine municipal "A Toulouse" de décembre/janvier 2011

Quelques mois après un premier plan d’austérité, le Premier Ministre vient d’annoncer le mois dernier une nouvelle série de mesures par lesquelles le gouvernement continue à conduire le pays sur le chemin d’une rigueur brutale. Ce nouveau plan démontre que l’UMP persiste et signe dans des choix de politique économique aussi injustes que dangereux. Après avoir perdu plus 75 milliards de recettes fiscales, en raison d’allégements en faveur des grandes entreprises et des plus fortunés, le gouvernement s’attaque aux plus fragiles en durcissant encore la réforme des retraites, en augmentant la TVA, en gelant les prestations sociales et en détricotant notre protection sociale.

Faute d’avoir le courage de revenir vraiment sur les cadeaux accordés aux plus privilégiés, la droite cherche des coupables pour s’exonérer de ses responsabilités. Après les malades, les précaires, les immigrés, ce sont désormais les collectivités locales qui sont sur le banc des accusés avec ce nouveau plan de rigueur. En demandant plus de transparence sur les dépenses de train de vie et de communication le gouvernement instruit le procès en incompétence et en mauvaise gestion des collectivités locales, laissant ainsi entendre qu’elles seraient à l’origine des difficultés financières de notre pays.

Nous n’acceptons pas d’être ainsi instrumentalisés et pointés du doigt par un gouvernement qui a réussi à faire exploser la dette publique plus qu’aucun autre dans l’histoire de notre République. Il faut rappeler que l’ensemble des délibérations adoptées lors des conseils municipaux sont légalement soumises à une obligation de publication auprès de tous les citoyens et donc transparentes. Il faut ensuite rappeler que les collectivités locales sont tenues, elles, de voter leurs budgets en équilibre. S’il était soumis aux mêmes règles l’Etat serait mis sous tutelle dès le mois de juillet de chaque année. De plus, la progression des dépenses de notre ville est due prioritairement aux transferts de compétences sans compensation financière et à la baisse des contributions d’Etat en matière de logement, de politique sociale ou d’aide à la création culturelle.

Pourtant, malgré ces difficultés et le gel des dotations aux collectivités locales, notre ville joue pleinement son rôle de bouclier social et prépare l’après crise. A travers la maîtrise des charges de fonctionnement courantes nous dégageons chaque année de nouvelles marges de manœuvre financières pour faire progresser nos investissements et soutenir notre tissu économique local. Projet après projet nous menons une politique visant à aider les Toulousains à mieux traverser la crise, à promouvoir un développement durable de notre ville et maintenir des services publics de qualité pour tous les habitants.

Plus que jamais, nos efforts font donc de notre ville un acteur majeur et incontournable du dynamisme de notre territoire nécessaire à la croissance et au redressement économique du pays auquel contribue la Ville de Toulouse.

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